Lundi 13 juillet 2009



I was meant to stand on my Achilles' heels all night long. Up until a step became too high. My body wanted to compete with my brain and started lurching. Reassuring consistency somehow. Everything falling into places - even though the taxi journey was slightly too short at the end. To join the raindrops running on the glass of the window, some water came out of my eyes at some stage. Out of nowhere really. In the secret of the pale daylight kept behind the curtains. Quickly dried off by the heat of the bedroom, mixing with the sweat beads. Tropical thunder. Run.



Par Aurelisme
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Mardi 30 juin 2009


Un jour, tu m'as demandé si je voulais me marier. Ca m'avait paru bizarre à l'époque. Je ne suis pas le genre d'oiseau que l'on met en cage. Je t'avais dit non. Tu n'avais pas compris. Je pensais pourtant qu'après tout ce temps, tu me connaissais suffisamment pour éviter ce genre d'impair. Je m'étais trompée. Tu étais déçu et moi aussi. Mais pas pour les mêmes raisons.
Je t'ai revu il n'y a pas longtemps avec celle qui est devenu ta femme et la tête blonde que vous avez fabriqué ensemble. Elle a manifestement été plus conciliante que moi sur la question. Je ne sais toujours pas lequel s'est trouvé le plus embarrassé des deux. Ca m'a fait bizarre et m'a rendu étrangement nostalgique. Non pas que je regrette. Nous sommes l'un et l'autre restés fidèles à nous même, au propre comme au figuré : je ne t'ai pas trahi, je ne me suis pas mariée ;  tu as finalement trouvé la personne parfaite pour accomplir des projets dont je ne voulais pas entendre parler - j'étais finalement juste une erreur de casting.
Mais elle n'avait pas l'air de le savoir. Alors on s'est menti, sur la façon dont on s'était rencontré, sur notre amitié inexistante, sur les nouvelles que l'on ne s'est jamais donné. On s'est dit au revoir en se disant à bientôt, ça avait un goût de déjà-vu et sonnait comme un disque rayé. J'aime toujours mieux être à ma place qu'à la tienne et tu te dis sans doute la même chose.
On ne devrait jamais se servir de pages déchirées comme marque-page.



Par Aurelisme
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Vendredi 26 juin 2009



Par Aurelisme
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Lundi 25 mai 2009


I have everything I have always wished for
And yet, nothing seem to be worth enough to make me happy

I have friends loving me sincerely, a good job, I live in the most fabulous city in the world, make enough money to get anything I want, I can travel as much as I like (or nearly), and get recognized for what I do
And yet.

The only things I can possibly feel are only sadness and despair

When I look into my heart, I see only void and emptiness
Darkness of happy times for ever gone

I don't know what to wish... any... longer...




Par Aurelisme
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Samedi 16 mai 2009
I just got sick.
Of you.
Of me.
Of what used to be us.

When finally realising love is just not possible.
Between you.
And me.
What used to be us.

So I eventually give up.

You, me, what used to be us will remain a nice memory from now on.

As I decided not to see you again.

You know I don't have energy to waste for such feelings anyway. My memory should be more than enough.

i will just get back to conjugate myself with singular form. Once more.




Il paraît que j'ai un drôle d'accent,
Joli drôle et troublant,
Qui vaut un regard caressant


J'ai l'air de voir la vie en rose,
Mais mon coeur rêve d'autre chose


Par Aurelisme
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Dimanche 10 mai 2009


Elle est là, ma vénus allongée, le corps et les poignets sanglés
Dans son imper en latex elle m'observe, comme la proie de ses projets
Attitude polaire de surface, sourire de Joconde apaisé
Elle est la main qui me cherche et me frôle, du bout de ses ongles laqués
Oh surtout ne crie pas avant d'avoir mal, me dit-elle, les corps étrangers
Ont le goût capiteux du parfum des roses, du romanesque et du secret

Qui est la victime de qui, dit elle, le sacrifié ou son bourreau ?
Peu importe le flacon, si c'est éphémère, mais pourvu que le charme opère
Pénètre jusqu'aux fondations de mon âme, souffle-t-elle, avant de céder
Libérée par l'impact de mes morsures, par la chaleur de mes baisers

Les liens d'Eros tout puissants, sont-ils plus attachants que les liens du cœur ?
Les liens d'Eros tout puissants, sont-ils plus attachants que les liens du sang ?

[Les liens d'Eros - M. Faithfull/E. Daho]

Par Aurelisme
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Samedi 9 mai 2009

It is nothing,
               just your hair touching my skin
                                                           you blowing on my shoulder
                                                                                                        you whispering in my ear

                                                                                                                         

Par Aurelisme
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Dimanche 26 avril 2009





Par Aurelisme
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Jeudi 23 avril 2009


You know how easily I can cry when I go to the movies, what to say to make me feel better when I am sad, how much I move when I sleep, the tone of my voice when I am just pretending I am well when I am not, my favourite colour, things that nobody knows, the people I love, how I look when I wake up, my weaknesses, the timbre of my voice when I whisper I love you, what makes me laugh and what lullaby I want to hear when I got to sleep.
You knew.








Par Aurelisme
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Mardi 14 avril 2009

Nicht länger klage um mich, sterb ich mal,

Als bis der letzte dumpfe Glockenton

Verkündet, daß ich, aus dem Jammertal

Entwischt, bei den gemeinen Würmern wohn.

Nein, liest du dies, gedenke nicht der Hand,

Die es einst schrieb. Ich liebe dich: zu denken,

Du denkst an mich von Trauer übermannt,

Daßßt mich mehr als dein Vergessen kränken,

Und liest du eines Tages dies Gedicht,

Bin ich vieilleicht schon halb zu Staub zerrieben,

Dann sag auch meinen armen Namen nicht.

Mit meinem Leben ende auch dein Lieben.

      Dass nicht die Welt dein Klagen sieht, gib acht,

      Nicht, wenn ich hin bin, dich um mich verlacht.




Par Aurelisme
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